Information diffusée par Le Dauphiné Libéré le 22 juin 2010 :
Gilbert Felli, directeur exécutif du département des Jeux Olympiques a annoncé à 13h30 que les trois villes en piste étaient qualifiées pour être officiellement candidate pour les Jeux de 2018. Mais si pour Munich et Pyeongchang la qualification s’est faite sans réserve, pour Annecy 2018, les experts et la commission d’évaluation du CIO ont demandé aux Haut-savoyards de revoir la conception des sites sportifs.
Un avertissement important adressé dans l’ambiance feutrée du CIO, à la délégation d’Annecy composée d’Edgar Grospiron, directeur général d’Annecy 2018, de Perine Pelen, de Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy et de Jean-Pierre Mougins, secrétaire général du CNOSF.
Il va falloir resserrer les sites
Comme nous le laissions entendre () ce matin, la dispersion des sites du dossier d’Annecy 2018 est bien le talon d’Achille de la candidature. Il va falloir resserrer les sites, abandonner certaines stations et on va reparler du Chablais…
“Il faut savoir lire le langage du CIO, parler la langue des cardinaux du sport. Le CIO ne dit jamais: il y a trop de sites mais il y a beaucoup de sites..” confiait avec nuance Edgar Grospiron.
Mais là, pour une fois, tout le monde a compris le message. Il va falloir trancher et vite en revoyant la copie initiale.
L’annonce a été faite officiellement à la mi journée, à Lausanne (Suisse). Il faudra maintenant attendre le 6 juillet 2011 pour que le CIO annonce officiellement à Durban (Afrique du Sud), qui d’Annecy (Haute-Savoie), Munich (Allemagne) ou Pyeongchang (Corée du Sud) accueillera officiellement les jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2018.
En attendant, en passant du statut de ville requérante à celui de ville candidate, Annecy 2018 a obtenu le droit d’utiliser le logo des anneaux olympiques dans les documents officiels de communication.
Réunion de crise demain
Jean-Claude Killy, membre du CIO, présent à Lausanne aujourd’hui avait raison quand il y a plus d’un an il exhortait les promoteurs d’Annecy 2018 à se doter d’une tête forte pour incarner la candidature tout en resserrant les sites de la candidature annécienne. Si le triple champion olympique a bien été écouté pour la gouvernance avec le choix d’Edgar Grospiron, son choix, juste avant les Jeux de Vancouver 2010, pour les sites, Annecy a voulu garder le cap, pour présenter une candidature de territoire, avec des sites éclatés notamment pour le ski alpin quand Munich, au coude à coude aujourd’hui avec Pyeongchang selon le rapport d’évaluation du CIO, jouait la carte d’un pôle neige fort à Garmisch Partenkirchen. “Nous ne voulons pas d’une addition de sites de championnats du monde” a confié Gilbert Felly, directeur exécutif pour les Jeux au CIO.”. En attendant, la validation nuancée du CIO suscite d’ores-et-déjà de nombreuses réactions (Lire ici).
Munich et Pyeongchang au coude à coude.
Alors que la population est invitée demain pour une journée de l’olympisme sur le Pâquier au bord du lac, l’équipe dirigeante d’Annecy 2018 a convoqué une réunion de travail pour les uns, réunion de crise pour les autres. S’agissant de la refonte de la carte des sites, Hervé Madoré , Jean-Paul Pierrat et Christian Persicot ne devraient pas beaucoup dormir ces prochaines nuits pour pondre un nouveau projet de jeu. Il y a urgence…
De Lausanne, Laurent DAVIER – Le 22/06/10 – www.ledauphine.com/haute-savoie-